Grandir de la tête au pieds

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L’engagement du corps

Pierre-Michaël Faure à l'interprétation de «Prototype». / Photo Repro
Pierre-Michaël Faure à l’interprétation de «Prototype». / Photo Repro D. R.

J’aime entendre Benoit Lesage* parler de l’engagement du corps.

Comment celui-ci se construit, se définit, s’investit, se différencie.
Comment nait un sens de soi dans la capacité de recruter ses ressources, de se relier ou au contraire comment des pans entiers de nous-mêmes nous échappent. Ce corps dont on use et abuse parfois.

J’aime aussi entendre P. Levine parler de la puissance intrinsèque du corps en un mot :

 » Ce qui monte…. peut descendre « 

« Le corps est capable de s’autoréguler et de se connaître […] En général, la capacité d’autorégulation est ce qui  nous permet de gérer nos états d’activation et nos émotions difficiles; elle est à la base de l’équilibre de base entre une autonomie authentique et un salutaire engagement social. En outre, elle nous donne l’aptitude intrinsèque à nous sentir en sécurité « chez nous », ce lieu où réside notre bien-être. « .
P. Levine in Guérir par-delà les mots p.14

Quand P. Levine dit : « Ce qui monte… peut descendre ! »  Il parle du système nerveux.
tremblementUn cœur qui s’emballe est le signe que le corps et l’esprit se préparent à une action.

Action qui, quand elle se déroule dans des réactions corporelles spontanées, perçues et acceptées, permet de restaurer, de réparer, de soutenir puis de ramener le système nerveux à l’équilibre.
Ce qui s’est fait, peut se défaire, ce qui s’est bloqué peut se libérer, ce qui est dans l’ombre peut s’éclairer, ce qui s’est séparé peut se rassembler, ce qui fut bloqué peut s’intégrer afin de retrouver une intégrité corporelle.

Un corps qui frémit, vibre, palpite, tremble, exprime le processus inné (archaïque) qui rétablit le système nerveux et aide la psyché à se restaurer.

Engagement du corps, mécanismes de régulation…  sont des processus qui soutiennent le corps.

* pour en savoir plus : « Jalon pour une pratique psychocorporelle, structures, étayage, mouvement et relation ». B. Lesage. Ed Erès, 2012

La Psychomotricité au cœur de ces processus  : Il était une fois le corps

A la naissance, toutes les cellules nerveuses (neurones) sont déjà formées et préprogrammées et ceci de la tête aux pieds. J’aime à nous comparer à une trame sur laquelle les expériences de vie s’inscrivent et, de par la malléabilité du support, se transforment en fonction de la présence et des types de stimulations. Le cerveau est comme de la pâte à modeler… cela s’appelle la plasticité neuronale.

Au delà d’être un « turbo-cerveau » pour les personnes à HP dans ses fonctions cognitives, ledit « cerveau » fait partie du corps.
Corps : lieu rempli de sensations, de vécus, de ressentis, formulés ou non. Lieu où la vie qui est en nous se manifeste, de façon plus ou moins agréable pour le « locataire » que nous sommes… Le cerveau est bien le chef d’orchestre. Il fait cependant partie de l’ensemble de notre système nerveux… HP de la tête aux pieds,  et pour se mettre sur ses deux pieds…

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Illustration: bougribouillons

 

Le bébé a besoin de passer par différentes étapes avant de se retrouver sur ses deux pieds et de faire ses premiers pas… Un bébé comment ça marche ?

Il a besoin de pouvoir bouger librement. Emmi Pikler, pédiatre hongroise, a dès le début porté un regard nouveau sur le bébé : il a des capacités à prendre une part active à son propre développement s’il se trouve dans un environnement qui lui permet de les révéler et de les développer. Cette vision du petit enfant comme un être actif, compétent, capable d’initiatives bouscule les principes éducatifs.

Extrait-Film : La motricité libre : bien dans sa tête bien dans son corps

Chaque fois que l’on aide un enfant qui est sur la voie de découvrir par lui-même un objet ou un mouvement, on lui donne le message : « SANS MOI, TU N’ES PAS CAPABLE… »

Pourquoi se préoccuper du développement psychomoteur dans le cadre des personnes à HP ?

Parce que les expériences faites pendant ces étapes sont essentielles et nécessaires à la maturation du cerveau. Nous pensons que toute une partie des difficultés des personnes à HP est liée à des « manques » dans la construction psycho-moteur entraînant des problèmes d’intégration sensorimoteurs .

Les compétences du bébé progressent du haut en bas, c’est à dire de la tête aux pieds.

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Enroulé  « fœtale », cette position  récrée un doux sentiment de béatitude, de calme et de sécurité dans la plupart des cas ( position intra-utérine).

Tout va tellement vite avec l’enfant à HP. On l’observe regardant le monde avec ses yeux curieux et scintillants, prêt à se mettre debout alors qu’il ne tient pas encore sa tête.
On ne devient pas HP, on nait HP… Cela s’exprime dès l’embryogenèse, tout le système s’est déjà mis en mode « turbo ». Le développement de la vie et le passage à la gravité est déjà empreint de cette différence de fonctionnement. Cela rend les choses un peu « complexes », parfois… Par contre, souvent l’envie de découvrir domine chez l’enfant,  générant des tensions qui peinent à se résoudre.

Au départ, le bébé est en mode « tout ou rien », alternance de tension et de détente.
Le corps forme un tout non différencié, tout bouge d’un bloc. Des modèles « réflexes » sont en place, permettant au bébé de se nourrir. Les mouvements d’orientation de la tête et de succion sont accompagnés d’un pétrissage du sein avec les poings et les pieds sont présents. Le bébé va peu à peu intégrer les mouvements à partir des « modèles », ce qui l’amènera à mouvoir sa tête volontairement. Cela prend quelques mois.

Les premiers jours, semaines, le nouveau-né ne maîtrise encore aucune position ni déplacement corporel, il est totalement dépendant de son environnement direct. Il est intéressant de se rappeler que, dans la matrice, le corps du fœtus est en permanence appuyé et contenu, c’est donc par la qualité des appuis proposés, qui constituent les points de repère précédents, que le bébé va pouvoir se détendre.

La qualité de l’environnement physique, sons, lumières, etc, ainsi que l’attention dont le nouveau-né fait l’objet contribuent grandement à sa construction. Toutes sortes de stimulations vont se succéder. Tranquillement, le corps va se structurer. Imaginez une colonne vertébrale comme un long serpent articulé qui, au fil des stimulations, s’anime de haut en bas, permettant une différenciation de plus en plus fine des mouvements et des coordinations.

La tête commence à s’organiser grâce aux muscles du cou, le regard accroche les mains, qui vont se rapprocher de la bouche, les mains agrippent, les appuis se mettent en place, le bébé se retourne, etc…

L’enjeu des premiers mois, années de vie de l’enfant à HP, sera de gérer ses débordements sensoriels, très souvent vécus comme très inconfortables, voire insupportables.

L’accompagnant a un rôle majeur à jouer face au feu d’artifice que vit et que peut être le bébé se trouvant submergé dans ses sensations. Sécurité, humour, patience, tolérance… sont les maîtres mots face à chaque débordement sensoriel. Les accordages proposés vont lui permettre de (re)trouver des points de repères et de s’abandonner.

Submergé, le bébé risque de développer des tensions postérieures très importantes, déclenchant un réel cercle vicieux :

Moro– l’immaturité sensorielle, motrice et émotionnelle le rend très sensible à tout ce qui survient brusquement.
– les réflexes de protection s’activent, le bébé se tend.
– le fait de se tendre coupe l’enfant de sa sensation, activant d’autant plus les réflexes de protection, etc.

Retrouver son calme permet au bébé d’éviter de développer une hypertonicité (dur), hypersensibilité (irrité) menant à une hyper-réactivité. L’enfant reste sur le qui-vive, en hyper-vigilance, éléments souvent associés au fonctionnement HP.

Et pourtant : un câblage HP rend l’enfant sensible, il est vrai. La personne à HP a cependant de réelles ressources lui permettant de trouver sa sécurité, pour autant qu’elle soit accompagnée de manière adéquate et puisse bénéficier le cas échéant d’un travail d’intégration sensorielle.

Pourquoi se préoccuper des conséquences du développement psychomoteur ?

HP, de la tête au pied, le cerveau étant le chef d’orchestre de cet ensemble fabuleux qu’est le corps. Afin de pouvoir passer d’une incoordination à des gestes bien menés et non gesticulés, le cerveau possède des schémas pré-cablés : les réflexes archaïques dont l’intégration est la clé de voute du système.

Les réflexes archaïques sont des schémas qui commencent à apparaître avant la naissance.

Ces modèles pré-câblés sont indispensables au fœtus pour pouvoir se mouvoir in utéro et permettre sa survie les premiers mois de vie. Ils sont : « […] les échafaudages grâce auxquels les étapes du développement neurosensoriel et moteur de l’enfant peuvent être franchies avec succès les unes après les autres »[1].  Ils devraient être intégrés lors de la première année, ouvrant la voie aux réflexes posturaux.

Afin qu’un mouvement puisse devenir volontaire, une relation doit s’établir entre le processus perceptif ( la manière dont nous captons) et le processus moteur (la manière dont nous répondons en bougeant et agissons dans nos environnements). Depuis cette base, s’élabore la façon dont nous allons gérer tout au long de la vie nos activités autant dans la capacité de percevoir et de s’ouvrir que de s’exprimer et d’agir avec générosité, ceci autant dans les plans moteurs-posturaux, émotionnels que cognitifs .

C’est dans un jeu permanent d’interactions entre les processus et les divers plans que s’élabore la manière dont nous allons répondre aux enjeux de la vie. Pour survire, il n’y a pas besoin de passer par toutes les étapes, par contre pour devenir un être pleinement conscient (développé), plus la base est large, plus les modulations de réponses vont êtres riches. C’est une clé puissante et efficace.

Trouble sensoriel

Ponyo (H. Miyazaki)
Ponyo (H. Miyazaki)

Le traitement de l’information sensorielle, parfois nommé intégration sensorielle, réfère au processus par lequel le cerveau reçoit un message par le biais des sens et le transforme en réponse comportementale adaptée.

La discrimination sensorielle réfère à la capacité de distinguer différents stimuli et  d’interpréter leurs caractéristiques, ce qui implique un processus cognitif. Ce mécanisme permet d’entrer en relation avec l’environnement et joue un rôle essentiel dans les relations interpersonnelles, les apprentissages et la réalisation d’activités

Réflexe de Retrait

Ponyo Sur la falaise, Film H. Miyazaki

C’est le tout premier réflexe, il apparait vers la 6ème semaine de gestation, l’embryon est très sensible, l’entier du corps réagit. Ce réflexe est en lien direct avec la sensibilité tactile. Dès la différentiation des différentes zones corporelles, on peut observer une vague qui va se développer depuis la région de la bouche et s’étendre vers la paume des mains et la plante des pieds puis à l’entier du corps. Ce réflexe va s’intégrer progressivement, laissant la place au réflexe de Moro qui émerge vers la 10ème semaine de vie intra-utérine et arrive à maturité au moment de la naissance.

La personne à HP va être très concernée par son intégration qui est très sensitive de nature.

L’intégration d’un réflexe se passe en plusieurs temps :
Naissance : Moment d’apparition du réflexe selon un ordre et un temps de maturation établi par la biologie
Développement : La réponse corporelle s’exprime de plus en plus jusqu’à sa pleine maturité
Pleine activité : le cycle du développement est bouclé, il  peut s’intégrer (s’inhiber) et laisser le suivant émerger ou compléter son développement
Inhibition : le plein développement d’un réflexe est la condition nécessaire à la pleine intégration des réflexes suivants

Réflexe de Moro

Ponyo (H. Miyazaki)
Ponyo (H. Miyazaki)

A la naissance, le bébé quitte un univers doux, chaud et connu pour entrer dans un milieu où les sensations sont abruptes, non filtrées, la spécificité neurologique de la personne à HP est déjà en place. Tout est extrême en termes de sensations, le bien- être comme l’inconfort. Le réflexe de Moro est là comme système de défense contre ce qui est ressenti comme une agression.

Une hypersensibilité à la naissance est normale. Un bébé a besoin de pouvoir exprimer ses frayeurs en toute sécurité, cela se passe dans la deuxième phase du réflexe de Moro lorsque le nouveau-né récupère en pleurant dans des bras bienveillants, ouvrant un dialogue de corps à corps qui lui donne progressivement  le moyen de réguler ses états émotionnels.

Ces pleurs-là sont tout à fait normaux, ils sont même fondamentaux dans le processus de maturation de l’enfant.
Le réflexe agit en deux temps, à la moindre stimulation endogène ou exogène : Le bébé se tend dans une brusque extension de bras et de jambes, la tête bascule en arrière permettant une inspiration profonde qui précède une détente avec un retour en position fœtale tandis que son cri et ses pleurs se font entendre.

Réflexe d’agrippement palmaire et plantaire

Ponyo
Ponyo

La sensibilité tactile apparue dans un premier temps autour de la bouche s’étend à l’entier du corps dont les extrémités, pieds et mains.
Il est intéressant de constater que nombre de personnes s’agrippent le pouce (consciemment ou non) lorsqu’elles se sentent en insécurité.
Au delà de s’accrocher… , réminiscence certaine d’un temps ancien, le réflexe d’agrippement contribue à l’intégration de la sensibilité tactile, si fondamentale.
Au niveau du pied, dans la prise d’appui et de la proprioception. Au niveau de la main, dans la tenue de moult objets dont le « crayon »… futur.

[1] Maman, papa, j’y arrive pas, M.-C. Maisonneuve p. 25

S’organiser dans l’espace et le temps

Les conséquences directes de certains manques dans les constructions psychomotrices sont l’émergence des troubles associés qui ne sont pas liés à une lésion organique et/ou handicap moteur-cérébral, mais à des troubles fonctionnels.

Afin de pouvoir s’organiser dans le Temps et l’Espace, plusieurs élément sont fondamentaux : en premier lieu se localiser, ce qui signifie et demande de la présence à Soi. Des axes et directions s’organisent. Ceux-ci sont porteurs de vécus, relationnels, émotionnels, cognitifs spécifiques autant dans leur captations que dans les réponses données par la personne.

Dans le système HP tout va très vite, souvent la raison prend le relais de l’intégration, entrainant des carences exploratoires. De moins en moins visités ces espaces corporels sont comme délaissés dans le processus de construction consciente. Entraînant dans le bas de « la maison » des failles perçues comme intéressantes voir inexistantes.

« Les non-méditants pensent souvent que la méditation est une pratique seulement psychique. Quelle erreur !
C’est en réalité une pratique éminemment corporelle. »

Christophe André

Si le mental « influence » le corps, le corps en retours influence le mental. Tous les niveaux communiquent parfois à notre mental défendant….

Écoutez votre corps :  Avez-vous conscience des vos pieds ? oui, là , juste maintenant !!!

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Notre corps se meut dans des espaces bien définis. Pour ce faire il possède :

  • des masses organisées: la tête, la ceinture scapulaire ( épaule) et ceinture pelvienne ( bassin)
  • reliées par des zones charnières : la nuque,  la colonne cervicale, les jambes.

Tous ce petit monde est connecté par des circuits, des structures : La charpente osseuse, étayage interne de première qualité, les muscles et fascias qui travaillent en chaînage, les organes internes univers suspendu, les organes des sens avec le système proprioceptif, grand stabilisateur et localisateur, le système nerveux, grand chef d’orchestre du corps, les méridiens et tout le système énergétique reliant et animant tout le corps, etc.

L’ être humain a besoin de pouvoir se sentir en sécurité afin de s’ouvrir au monde, d’autant plus s’il est doté d’un système sensible ultra performant. Ce sentiment est directement lié aux réflexes de protections.

Se sentir en sécurité

La rémanence d’un réflexe de Retrait ou de Moro a un fort impact sur l’univers émotionnel, derrière une agitation et un problème de comportement souvent se cache une forte sensibilité physique non reconnue.

Afin de pouvoir accueillir quelque chose, il faut se sentir en sécurité en soi.  Pour pouvoir se sentir en sécurité, il a fallu dans la petite enfance pouvoir exprimer ses frayeurs corporellement en toute sécurité affective et physique. C’est dans le dialogue corporel induit par l’adulte, que le nourrisson va trouver le moyen de réguler ses états émotionnels. L’hypersensibilité du nourrisson est normale, décuplée chez la personne à HP, tout en restant « normale ». C’est grâce au réflexe de Retrait puis de Moro que le nourrisson peut réagir à  son environnement.

Si les réflexes de protections ne sont pas correctement développés et intégrés cela va avoir un impact direct sur :

Le comportement : on voit des attitudes versatiles, avec des moments de replis ou de grandes agitations suivis de brusques décharges émotionnelles. Ces comportements extrêmes sont tous de la même nature, des mécanisme de défense face à une sensibilité sensorielle exacerbée.  Le soir, souvent épuisée, la personne, l’enfant va chercher « des noises,  »  générer un conflit  avec son entourage jusqu’à que celui-ci éclate « enfin » , ce qui permet de décharger les tensions de la journée…

Impact physique : affecte en priorité l’équilibre : la personne a de la peine à gérer son sens de l’équilibre, vertige, nausée en voiture… tous les mouvements allant vers l’arrière, roulades, nage sur le dos, provoquent des peurs irrépressibles ainsi que des problème d’endurance physique, vite essoufflé.

Impact premier au niveau des apprentissage/ au travail va se faire ressentir : difficulté de concentration, souvent distrait, système en surcharge rapidement, instabilité émotionnelle

On comprend mieux comment tous les niveaux s’impactent. Approchons l’idée de développer une estime du Soi, plutôt que de soi évitant de ce fait les pièges d’un renforcement des traits narcissiques nous habitant tous.

  • Engagez-vous corporellement, quelle que soit le moyen vous allez rapidement être confronté à différentes zones de tension.
  • Prenez ses tensions comme un cadeau, vous permettant d’aller vers votre Soi.
  • Ne gommez pas trop vite vos sensations, elles sont vos guides privilégiés vers une régulation naturelle du corps.
  • Garder en tête que toutes les pièces du puzzles sont imbriquées et que parfois il faut un peu de temps et de persévérance pour que les choses puissent se faire.

A ne pas manquer de savoir :

Toutes les personnes qui ont des réflexes de protection actifs ont une faible tolérance au stress. Celui-ci peut se répercuter sur tous les sens. tim-burton

  • Visuel : hypersensibilité à la lumière, difficulté d’accommodation
  • Auditif : hypersensibilité aux sons, difficulté à discriminer et filtrer les sons
  • Tactile : hypersensibilité au toucher, matières, les habits « font mal », la douche agresse…
  • Kinesthésique : hypersensibilité aux changements de position, problème d’équilibre…
  • Gustatif : hypersensibilité aux goût et odeurs

Un adulte ou un enfant qui a peur et refuse de faire certaines choses dans ce cadre, ne le forcez pas !!! il ne va pas « s’habituer ».   Son système est réellement en stress majeur déclenchant une sensation de réel danger. A ce moment-là, il peut y avoir perte de contrôle, agression, comportements irrationnels avec mise en danger de soi ou de l’autre, la personne est en mode survie, c’est lui ou vous !!!!

Le système vestibulaire étant très sensible, les personnes vont être sujettes au mal de transport, avoir facilement la nausée et des vertiges dès que des mouvements de la tête sont impliqués.

Une personne dont les réflexes de protection sont actifs va devoir d’une manière ou d’une autre « décharger » son système… si l’environnement ne permet pas cela, la personne va fuir soit en vous explosant à la figure, soit en s’enfuyant réellement.

Les personnes à hauts potentiels ont un cerveau qui va traiter l’information de manière spécifique et très performante.

Ces particularités se retrouvent chez l’individu dès sa naissance et, de ce fait, le développement de l’enfant sera différent de la norme.
Ce cerveau très performant peut néanmoins être accompagné d’éléments perturbateurs qui ne seront pas toujours facilement détectés par les parents ni par les professionnels entourant l’enfant : Ces troubles se situent au niveau neurologique.

Le groupe des dys

La dyslexie

Association : aDsr

Difficultés d’apprentissage de la lecture

Difficulté à segmenter les mots en phonèmes, à décoder lʼécrit de façon syllabique ou phonémique, à traiter les séquences à lʼoral ou à lʼécrit, à orthographier les mots dʼaprès les sons, à évoquer lʼalphabet et les tables de multiplication.

La dysorthographie

]Difficultés d’apprentissage de l’orthographe

Difficultés à orthographier les mots dʼaprès les sons, à évoquer lʼalphabet et les tables de multiplication.

La dyscalculie

Difficultés d’apprentissage des concepts mathématiques de base et du traitement des nombres.

Difficulté à dénombrer, à effectuer des opérations de base, à mémoriser des faits arithmétiques, à comprendre les concepts abstraits de temps et de direction, à mémoriser les procédures.

La dysgraphie

Association : Ergothérapie

Difficultés d’apprentissage  de la séquence des mouvements nécessaires pour écrire les lettres et les chiffres

Inconsistance dans la formation des lettres. Lettres ou mots incomplets. Calligraphie illisible. Lʼenfant se parle en écrivant et regarde sa main. Espace inconstant entre les lettres et les mots. Position inhabituelle du corps, du poignet ou du papier.

La dysphasie

Association : aDsr

Troubles du langage oral ou écrit

Vocabulaire expressif et réceptif limité. Compréhension difficile des phrases complexes. Difficulté à formuler des phrases complexes. Mauvaise utilisation des flexions verbales. Difficulté à signaler son incompréhension.

La dyspraxie

Association : Psychomotricié

Troubles de la planification, de l’automatisation et de la coordination des gestes volontaires.

Enfant lent et maladroit. Le geste ne s’automatise pas et nécessite un contrôle volontaire fatiguant : difficulté à apprendre à faire du vélo, par exemple.

Le groupe en lien avec les troubles du comportements

Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité

Association : aspedah

Le TDAH est un syndrome qui interfère avec lʼaptitude dʼun individu à se concentrer, à réguler son niveau dʼactivité et à inhiber son comportement.

Inattention: Difficulté à prêter attention aux détails, à terminer ce quʼil commence, à soutenir un effort.
Distrait, mal organisé, il perd ou oublie ses affaires.

Hyperactivité: Agit comme sʼil était monté sur ressorts.
Parle trop, a du mal à rester calme.

Impulsivité: Nʼattend pas son tour, interrompt les autres, impose sa présence.

Autisme et troubles du spectre de l’autisme

Association : Autisme

L’autisme est un trouble qui se manifeste par la perturbation des interactions sociales, des troubles du langage, des stéréotypies et des intérêts restreints.

Difficulté à comprendre et se faire comprendre, manifeste de l’indifférence, n’apprécie pas les changements, présente des comportements bizarres, comprend mal les conventions et les règles sociales, utilise le langage de façon écholalique…

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Réalisation : Sur Mesure concept