L’Adulte à HP dans ses différents rôles au quotidien

L'AdulteLa Famille d'origineLa ParentalitéLa Vie professionnelle

L’Être

Pour mettre de l’ordre dans le monde, nous devons d’abord mettre
la nation en ordre; pour mettre la nation en ordre, nous devons mettre
la famille en ordre. Pour mettre la famille en ordre, nous devons cultiver
notre vie personnelle. Et pour cultiver notre vie personnelle,
nous devons clarifier nos cœur.

Confucius

Art de Rue
Art de Rue

Rares sont aujourd’hui les adultes se reconnaissant comme « surdoués » ou à « hauts potentiels ». Pourtant, ils représentent environ 5% de la population. Alors qui sont-ils ?

Simplement des enfants à HP qui ont grandi.

Des adultes qui par ce qu’ils sont  interrogent la norme, éprouvant souvent de l’incompréhension au quotidien dans leurs environnements,  avec leurs collègues, compagnons/compagnes, enfants, ami(e)s…. Face à leurs difficultés ils se sentent souvent démunis, sans point de repère, en manque de boussole intérieure, souvent perdus face à leurs difficultés à établir des liens avec les autres.

Fonctionner en HP c’est être construit « autrement ». Le décalage ressenti enfant reste, ce qui change avec l’âge se sont plutôt les enjeux autour de cette spécificité neurologique. La différence de fonctionnement ne se gomme pas avec les années, elle perdure et prend des teintes particulières en fonction des places qui seront occupées au fil de la vie et des stratégies mises en place pour avancer.

Comment avancer « autrement ».

Les raisons qui empêchent l’épanouissement d’un personne à HP sont multiples, elles dépendent de facteurs environnementaux comme : la famille, le milieu professionnel, l’éducation, la culture, les attitudes, aptitudes et caractères des uns et des autres etc.  Cependant il y a une constante : la mise en place de mécanismes de défense ultra performants, nés du mal-être et de l’insécurité ressentie. Ces mécanismes de défense sont les principaux acteurs de la mise en échec des thérapies entreprises s’ils ne sont pas traités avec humour et constance.

Les adultes à HP vont rapidement « tilter » dès que l’on touche à leur sphère personnelle :

  • Non…. impossible je ne suis nul(le)…. impossible que je sois à HP => déni
  • De toute façon je n’y arriverai pas, je n’ai pas les moyens suffisants => manque de confiance
  • Je sais bien que je suis différent(e), mais « à quoi bon »… de toute façon il faut bien y vivre dans cette société… => résignation
  • C’est mieux d’être comme tout le monde, ça évite d’être dérangé(e)… de déranger => conformité
  • Si je fais vraiment ce que je veux, je vais être rejeté(e) => Besoin de reconnaissance, etc

Quelque soient les éléments de blocage, la personne à HP va devoir faire le deuil d’un certain nombre de croyances, entre autres le déni de son « hauts potentiels », si elle veut sortir de son profond mal être.

Sortir du déni de Hauts Potentiels

Cela parait peut être un peu « boeuf » et pourtant : nombre de personnes à HP ne changeraient pour rien au monde ce qu’elles sont fondamentalement, et heureusement…. tout en n’acceptant pas la réalité de leur différence. Cela crée le syndrome Caliméro : mieux vaut ergoter des heures sur ses souffrances, que prendre en compte sa différence.

Il y a des raisons fondamentales à ce déni de HP :handicap

  • l’insécurité, la peur que génère l’idée d’aller y voir « pour de vrai » et y perdre ce petit quelque chose de différent.
  • les efforts faits depuis l’enfance pour mettre en place un dés-« équilibre » qui a l’avantage d’avoir régulé une partie des tensions, mis à distance les difficultés, et créé un sentiment de protection.

Quelque soient les raisons du déni de HP, c’est bien en choisissant d’aller y voir de plus près, – nommer sa différence, mettre des mots sur ses souffrances, accepter de se mettre en mouvement afin d’apprivoiser ses émotions au sens stricte de son étymologie latine « motio » : action de mouvoir, mettre en mouvement,- que les solutions apparaissent

Se mettre en mouvement

Quelle que soit la manière de mettre du mouvement au cœur du changement cela doit correspondre à un intérêt déjà présent en l’individu. Tenir compte de ses affinités et de ce qui procure du plaisir est essentiel au processus de reconnaissance de son identité.

Un processus autour de « la conscience » se met en place, si ce regard n’était pas déjà présent. Il est important à ce moment là de ne pas tout mélanger. Avant de hurler au scandale et au « à quoi bon »… – face à l’état du monde, de la terre, quelque soient les absurdités observables,-  posez-vous la question : en quoi le fait d’arrêter votre mise en mouvement va aider ce monde rempli d’incohérences ?

La raison est souvent le meilleur allié et le pire ennemi de la personne à HP. La raison n’a pas toujours raison surtout dans le domaine de la conscience… Les neurones du cœur sont à ce niveau nettement plus efficaces, avec comme seul inconvénient qu’ils ne sont pas sous le contrôle du cognitif !.

C’est là tout l’enjeu de la mise en mouvement du changement. Débusquer les systèmes de croyance, les accueillir et les laisser s’en aller. Travailler le corps sous toutes les formes imaginables afin d’éclairer les zones de blocages et les libérer.

La famille d’origine

La famille, lieu de vie par excellence, peut aussi être le terreau d’incompréhensions, de tensions, de conflits. Dans tous les cas, la famille joue un rôle fondamental dans la constitution de l’identité. L’enfant est dépendant de la reconnaissance de son fonctionnement cognitif ainsi que de la manière dont il est accompagné.

La famille, un trésor, un piège, et encore

En tant qu’adulte, vous avez été enfant et êtes ou serez peut être parent. Dans tous les cas la « famille » fait partie de votre histoire de vie et il n’y a pas de famille sans histoire, il n’y a que des histoires de famille.

Reconnaitre le hauts potentiels est essentiel. Il est fondamental de lui laisser une place pour s’exprimer, s’affirmer.

Un individu est la résultante de plusieurs forces, dont deux essentielles :fleur-de-bitume

  • Une qui vient de l’intérieur, de la famille : la force d’imitation qui résulte de la lignée, du lien psycho-généalogique.
  • Une force extérieure en lien avec le vivant : la force de création qui résulte des cycles de la vie, des mouvements du cosmos.

L’individu se trouve au centre de ces deux mouvements qui, si tout va bien, s’organisent ensemble. La personne à HP dans sa réceptivité est sensible aux forces de Vie, ce qui la rend sensible aux forces qui l’entourent. Soit votre individualité va trouver un terreau favorable à son épanouissement, avec, il s’entend, les aléas naturels de la vie, soit vous vous êtes trouvé en situation de blocage tel que votre Soi s’est trouvé enfoui par des programmes vous protégeant : les croyances, ce qui ne fait pas votre « beurre ».

Les familles à hauts potentiels où les HP sont reconnus

Dans certaines familles, on se reconnaît comme « très intelligents ». De génération en génération, chacun est brillant, fait de hautes études, devient médecin ou ingénieur et en attend autant de ses enfants. Beaucoup sont également musiciens(nes), pratiquent un sport à un haut niveau ou écrivent de la poésie… et créent souvent des entreprises familiales  dans  des domaines extrêmement variés, avec ou sans formation.
Dans ces familles, on « sait » qu’on est différent de la moyenne.

Cela peut être plus ou moins bien vécu, néanmoins la différence de fonctionnement est souvent bien perçue, quoique parfois peut devenir pesante et mettre de la pression sur certains. Il est parfois difficile dans ces familles de ne pas répondre à la lignée… « tu sera médecin comme ton père, grand-père…cinéaste ce n’est pas un métier ! »

Les familles ou personnes dont le  hauts potentiels n’est pas reconnu

Dans d’autres familles, les adultes à hauts potentiels ne se reconnaissent pas en tant que tel. Pourtant, l’enfant à hauts potentiels se « sait » différent de la norme dès qu’il se confronte à d’autres enfants. Mais il ne comprend pas pourquoi.

Tout au long de sa vie, on va lui demander de s’adapter au monde qui l’entoure sans forcément tenir compte de ses spécificités. L’adulte à hauts potentiels non-reconnus a souvent un parcours difficile, semé d’expériences plus ou moins douloureuses. Il a développé toutes sortes de stratégies pour surmonter ses conflits internes, trouvé toutes sortes d’explications à son mal-être, sans jamais parvenir à comprendre pourquoi il se sent « différent » En essayant de gommer ses différences, il va souvent osciller entre deux possibilités aussi bancales l’une que l’autre : la suradaptation ou l’inadaptation.

La suradaptation et l’inadaptation sont les comportements qu’une personne adopte volontairement ou non quand il existe une inadéquation entre ce que l’on projette et attend d’elle et ses capacités réelles. Si ses attitudes ne sont pas reconnues comme adaptées à la situation par l’entourage direct ou par la personne elle-même, cette dernière va, par la suradaptation ou l’inadaptation, masquer son décalage. Ces phénomènes peuvent être alternés ou simultanés, épisodiques ou constants. La suradaptation peut facilement passer inaperçue, puisque justement son rôle consiste à faire correspondre l’individu à la norme, alors que l’inadaptation est toujours perçue.

Ces deux comportements sont en lien avec les forces d’imitation. Ce qui renvoie directement au schéma des croyances familiales . Les jeux de pouvoir et d’égo dans ce contexte ont tendance à s’affronter pour ne pas dire se « déchainer ». Faire sa place dans la continuité familiale est un réel challenge.

Les petites filles ou les jeunes femmes ont plutôt tendance à se suradapter, alors que l’inadaptation se remarque majoritairement chez les garçons.
Mais le contraire existe aussi.

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Différents éléments intervenant dans la constitution d’un individu.

Ce qui se joue en premier lieu au sein de la famille, puis dans le groupe c’est la constitution d’une identité saine qui va permettre à la personne de prendre sa juste place.

  • Le Soi, va dépendre
    • de l’accueil et retour
    • et de la place qui est donnés à l’expression du hauts potentiels
  • la personnalité, va dépendre

    • de la place dans la fratrie,
    • des traits de caractère,
    • des types d’aptitudes et d’attitudes qui vont influencer le rapport de la personne à sa différence de fonctionnement.
  • La famille :

    • Quels sont les schémas de croyance autour du phénomène HP ?
    • Y a-t’il de la place pour les différentes expressions d’un hauts potentiels ? etc
  • la famille étendue :

    • Quelle est le poids de la tradition ?
    • Comment l’information circule-t’elle entre les différentes générations ?
    • Y a-t’il une identité culturelle forte autour d’un type de HP => famille de musiciens, d’ingénieurs, de chercheurs.

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  • La culture :

    • Comment la culture locale valorise, appuie le phénomène HP
    • Comment celle-ci entre-t’elle en relation avec la culture familiale ?
  • Le lieu de vie :

    • En pleine campagne ou en métropole
    • La manière dont la spécificité HP va être accueillie et accompagnée est fort différente
  • Le système scolaire, va dépendre
    • Du lieu de vie
    • Des professeurs
    • Des choix parentaux
    • … Et l’instruction va déterminer une partie de l’épanouissement des potentiels.
  • Le système politique :

    • Le pays, la région valorise-t’ils la précocité au travers d’informations, de dépistage, de programmes spécifiques ?
  • Les cycles de la vie :

    • Comment est perçu le hauts potentiels au fil du temps ?
    • Depuis de nombreuses années le HP de l’enfant « scolarisé » est exploré
    • Quand est-il des Ados?.
    • Adultes, Mères de familles, Femme, Sexagénaires entreprenant …?

Ce sont toutes ses strates qui vont se mélanger et selon les réponses au divers étages, le tri peut se faire entre ce qui appartient à la personne et ce qui ne lui appartient pas. Cela permet aussi de mieux cibler les zones dans lesquelles une action est possible et souhaitée ou au contraire compliquée voir inutile.

Il est vite fait avec ce système de pensées effervescent de mélanger les niveaux.

Du couple à la parentalité

Philippa Rice

Philippa Rice

Avant d’être parents, il y a un couple.  Comment le couple s’est il constitué ? Par amour, d’accord et encore..

  • Partage d’intérêts?
  • L’autre est « rassurant » ?
  • Défi ?
  • Quitter la maison ?

Surement un peu de tout cela et plus encore…

Une des clefs majeures du couple quand il traverse des crises, se trouve dans la capacité de chacun des partenaires à se regarder en face, pour lui-même, avant d’attendre de l’autre qu’il comble les vides qui l’habitent. Cela n’invalide en aucun cas les appuis que peut apporter l’autre, c’est un complément à une démarche personnelle.

Avant d’être parents, il y a un couple, avant le couple, il y a des individus. Chaque niveau questionne la relation et la manière d’y répondre.

Suite à la découverte d’un fonctionnement à HP s’ensuit une période de légèreté!

Enfin il y a une explication aux sensations vécues. Objectivement la vie s’éclaire, objectivement si ce que nous sommes s’éclaire, nos zones de « boutiquage » aussi. c’est le point de départ d’un travail de Sherlok Holmes. Opérer un changement d’attitude c’est pas de la tarte….

Du bon usage des crises, exprimait Christiane Singer…  il vous appartient d’aller décoder ce fonctionnement particulier afin d’ éclairer les conséquences que celui-ci a eu sur votre vie.

Gérard Matthieu
Gérard Matthieu

Quelles compensations avez-vous mises en place ?

A quoi êtes-vous accro ?
Comment est-ce que vous vous organisez ?
Quelles sont les questions qui vous traversent ? …. et bien d’autres choses encore…

C’est là que le travail commence.

La première dépendance à laquelle la personne à HP est soumise, c’est sa « Tête », son mental, d’autant plus si elle a utilisé son « intelligence » pour combler ses manques. En se réfugiant dans son monde « imaginaire », on finit par ne dépendre plus que de lui.

Le couple va être le porteur et le reflet de la capacité des partenaires de se considérer. Parler d’Amour dans le couple c’est d’abord apprendre à s’aimer soi-même afin de pouvoir d’aimer l’autre.

Retrouver son amour-propre au delà de sa susceptibilité :

pour ce faire trois piliers selon Christophe André : 

  • l’amour de soi : se respecter, écouter ses besoins et aspirations
  • la vision de soi : croire en sa capacité, se projeter dans l’avenir
  • la confiance en soi : agir sans crainte excessive du jugement d’autrui

A partir des ces postulats, il devient possible de penser à reconnecter les fondements qui relient à l’estime de soi. Pour s’estimer il faut s’aimer, et se sentir compétent ! La clé : être honnête avec soi-même, vous vous découvrirez plein de compétences que vous pourrez aimer.

Il est vrai qu’au passage vous allez rencontrer quelques systèmes de croyance et programmes dont il va falloir vous occuper.

Je trouve intéressant de considérer son rapport au HP sous l’angle de la dépendance, cela permet de mieux comprendre les résistances aux changements.

La maman suradaptée

C’est une mère qui a besoin d’être parfaite. Prévenante, elle est aux petits soins pour tout et pour tous sauf pour elle-même. Cette attitude masque souvent un besoin de tout contrôler. Trouvant toujours une explication à tout, elle aura de la peine à reconnaître ce qui sort de la norme, puisqu’elle s’y conforme depuis toute petite.

maman

 Le papa inadapté

C’est un père qui râle. Angoissé, il porte un jugement sur tout et tout le temps. Cette attitude masque un manque de confiance et d’estime de soi important. Il sera fier des bons résultats de ses enfants et s’énervera face à leurs difficultés, sans pourtant y apporter de solutions.

papa
Dessinateur François Maret

L’individu se construit en fonction des réponses que son entourage lui donne.

Si celles-ci ne prennent pas en compte les réalités des hauts potentiels, l’individu ne va pas pouvoir construire son identité correctement :

  • Si la personne à hauts potentiels a eu un cursus scolaire brillant , sans éprouver de difficultés et que tout lui a réussi,  elle sait qu’elle ne « mérite » pas les bonnes notes ou les félicitations, puisque justement elle n’a pas dû fournir d’effort.
  • Si la personne à hauts potentiels n’a pas eu de cursus scolaire brillant, elle « sait » qu’elle a un fonctionnement différent de la norme, mais celui-ci n’a pas été reconnu. Les hauts potentiels ont pu masquer des troubles associés dont l’individu souffre sans qu’il puisse mettre un nom sur le phénomène.

Dans les deux cas, l’individu n’est pas reconnu dans ce qu’il est et ne peut pas construire une estime de soi solide.

Si l’enfant n’est pas reconnu dans ses spécificités par son entourage, devenu adulte, il ne pourra pas se reconnaître lui-même dans ce qu’il est. On rencontrera alors des adultes « mal dans leur peau »:

  • des jeunes filles qui étaient bonnes partout à l’école, mais qui n’ont jamais fait d’études supérieures et qui le regretteront vraisemblablement au fond d’elles-mêmes
  • des jeunes filles qui ont été en échec scolaire et qui reprennent des études brillamment une fois adultes, mais au détriment de leur entourage
  • des jeunes hommes qui ont fait des études brillantes, puis qui ont choisi de tout laisser tomber pour faire du théâtre ou pour planter des cacaoyers au Brésil
  • des adultes qui ont été en échec scolaire et en devenant autodidactes se retrouvent à la pointe de leur spécialité, mais qui sont mal reconnus par la société ou leur corporation
  • des adultes qui ne surmontent pas leurs souffrances et errent de médecins en psychiatres
  • des adultes aux diverses addictions, en surpoids, insomniaques…..

Parfois des adultes qui n’arrivent ni à vivre, ni à mourir …

Accepter d’appartenir au monde HP

En reprenant son vécu sous un éclairage nouveau, l’adulte qui se « sait » différent pourra identifier ce qui appartient au phénomène HP ou reconnaître ce qui a été dans sa vie de l’ordre de la suradaptation ou de l’inadaptation et comprendre d’où lui vient son mal-être. Il pourra reconstruire petit à petit une nouvelle estime de soi correspondant à ce qu’il est vraiment.

Le monde professionnel

Ne nous contentons pas d’être des génies ou des surdoués,
essayons de savoir comment
et surtout comment rester accessibles.
Il me semble qu’il faut des années, des décennies pour mettre de l’ordre dans
nos intuitions et commencer à en rendre compte.
Cela demande une certaine déconstruction,
faute de quoi nous resterons toujours incompris,
ce qui vu de l’autre côté signifie incompréhensible.

Extrait de Lettre d’un ami

Parfois la vie professionnel va bien, parfois elle est la révélatrice de toutes les frustrations qui se sont accumulées au fil des années et devient une zone de conflit majeur.

Face aux mécanismes de défense et croyances établies, je reste stupéfaite de la simplicité et de la puissance du message de mon ami :

Comment rester accessible, comment devenir compréhensible pour l’autre.

Vous lirez certainement que les rythmes que l’on vous propose ne sont pas les bons, que vous n’êtes pas suffisamment stimulés, que vous attirez les manipulateurs, que vous compliquez trop les choses, que vous êtes trop émotionnels… j’en passe et des meilleures.

Ce n’est pas faux…. et pourtant je ne pense pas que la solution se trouve dans le fait de résoudre ces « détails ».

Par contre, comment rester accessible me semble extrêmement pertinent. Du même coup, comment rester accessible à soi-même. Je prône un travail en conscience, afin de se découvrir et de débusquer les moments où nous sommes pris dans le triangle de Karpman, (modèle relationnel dynamique).  triangle-de-karpman

Je pense que la personne à HP est souvent sous une double contrainte issue de : comment rester moi même sans pour autant me mettre à distance du groupe.

Le Chat, Geluk
Le Chat, Geluk

N’ayant pas de réponse à cet enjeu, un programme qui est souvent nommé « culpabilité » se met en route;

Elle peut se décliner sous moultes aspects, la plupart se réunissant sous : même pas mal, même pas peur, besoin de personne. Bien que dans le fond, pour autant que le monde sensoriel -au sens corporel premier du terme- soit présent c’est : j’ai mal, j’ai peur et je me sens très seul.

Cela a pour corolaire d’attirer l’attention sur le programme plus que sur l’enjeu de départ. Et comme tous nous avons bien des raisons de nous sentir « coupable »; on peut pendant des années traiter du sujet, sans pour autant que l’enjeu de fond doit abordé. C’est la raison pour laquelle je parle de « détails » et de victime.

Et finalement je ne suis pas très bien placée pour parler du monde du travail, car je suis indépendante depuis l’âge de 18 ans et bien que soumise aux lois du marché, de mandataire et d’une clientèle, je n’ai pas eu à répondre de collègues imposés avec qui je ne m’entends pas et un chef que je trouve « D… ».

Par contre j’accompagne bien des personnes qui se trouvent dans ces situations et toujours je peur propose de sortir de l’idée et du rôle de victime dans lequel elles se trouvent. Et depuis ce point de départ,

  • soit les situations s’arrangent, car on peut toujours intervenir dans notre part relationnelle et donc redevenir compréhensible pour son entourage,
  • soit la personne réalise qu’elle n’est vraiment pas à sa place et souvent cela s’ouvre sur un bilan TRIMA ou autres et le processus de changement se met en route.

Ces démarches ne sont pas sans contrainte, sortir de l’idée que nous sommes au cœur de nos processus et que le monde extérieur nous propose des options de découvertes et de cheminements vous remet entre vos mains, face à vos comportements.

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Réalisation : Sur Mesure concept